mercredi 31 décembre 2008

Année commençante

ABBA


Tu viens de naître et tu es devant moi comme une fiancée.
Nous resterons ensemble toute une vie, la tienne, qui est de quatre saisons.
Tu es enfouie dans ton berceau de vent et de neige,
Mais tu souris dans tes larmes et chantes en vagissant.
Bientôt le souffle obscur de germinal te fera sortir des limbes terrestres
Et tu te couronneras de printemps.
Tu es pareille à tes sœurs, à tes innombrables sœurs mortes.
Et pourtant, tu n’es semblable à aucune d’elles, puisque tu vis devant moi.
A peine née, tu es grosse d’espoirs et lourde de certitudes.
Tu portes dans ton sein la bénédiction des douze mois.
En toi, je reconnais le sourire de Dieu, ineffablement posé sur les choses.
En toi je pressens le flot merveilleux des possibilités.
Tu m’apparais comme l’opulente et inépuisable corne d’abondance,
Avec tes rires, tes pleurs, tes dons et tes refus.
Quoi que tu m’apportes je l’accepte, d’une âme reconnaissante.
Quoi que tu renfermes, je l’admets comme un présent de l’Esprit.
Dussé-je me piquer les doigts, j’extrairai l’amande de la vie,
Qu’une triple écorce protège de l’incompréhension.
Trois cent soixante -cinq jours à venir, trois cent soixante-cinq prières…
Trois cent soixante-cinq actes de foi.
Foi en Toi, Esprit. Foi en toi, Univers. Foi en toi, Nature.
Foi en mes frères et dans les choses. Foi en toi la Vie et en moi.
Je veux m’étendre sur l’année qui vient comme sur un lit d’espérance.
Ô ma jonchée de roses, je te touche avec mes narines
Et je te caresse avec mes yeux.
Ainsi je ne garderai que ta beauté et ton parfum et j’ignorerai tes épines,
Année mystique, année sans tache, année du renouveau spirituel.
(G. Barbarin)




Bonne et heureuse année à tous!

Année finissante



Année finissante, je te vois mourir sans regret.
Tu ne fus qu’un échelon de ma vie, un degré de mon ascension.
Je te bénis cependant, pour ce que tu m’as apporté de luttes et de pensées,
D’efforts et de compréhensions.
Je n’étais attaché à toi que dans la mesure de mes découvertes,
Comme le voyageur s’intéresse aux bornes successives de son chemin.
Je ne ferai pas mon bilan, de peur de sous-estimer mes bénéfices.
Quel que soit mon passé, je suis sûr qu’il m’a servi.
Je veux ignorer l’erreur des cinquante-deux semaines écoulées
Pour n’en retenir que la progression.
Je suis plus vieux d’un an dans le domaine des choses qui se voient.
Je suis plus jeune d’un an dans le domaine des choses qui ne se voient pas.
Un an de plus, dit-on, à l’opposé de la vie.
Un an de plus, dirais-je, à l’opposé de la mort.
Chaque jour m’éloigne du temps de mon entrée dans la chair,
Chaque jour me rapproche du temps de ma véritable naissance.
Un morceau de passé disparaît qui me cachait le présent.
Je te rends grâce, ô Père, de la route que Tu m’as donnée.
J’ai fini par comprendre qu’on T’approchait en marchant.
Rien ne sert de se proposer un but si celui-ci n’est pas Toi, ô Père.
Mais Tu n’as pas de direction, puisque Tu es sans limite.
Et que m’importe où je vais ?
Puisque je sais qu’il suffit de cheminer en Ton nom,
C’est -à-dire de poser ses pieds l’un devant l’autre,
Pour être sûr de Te trouver, en haut comme en bas, en long comme en large,
A l’est, à l’ouest, au nord et au sud.
(G.Barbarin)



Bonne nuit de la Saint Sylvestre à toutes et à tous!

mardi 30 décembre 2008

Où que je sois, Tu es....



Où que je sois, Tu es…
Si je cours vers l’avant, Tu m’attends au poteau.
Si je demeure assis, Tu veilles dans mon âme.
Si j’enfouis mon cœur sous terre, d’illusion,
Ta Lumière révèle mes plis de l’inconscient.
Si j’essaie de gravir les marches de ton Temple,
Tu es mon souffle court qui s’obstine à monter.
Si mon mental s’emballe, Tu m’attends à côté,
Et te glisses en secret quand revient le silence.
Si je veux un instant vivre pure amitié,
Tu brilles brusquement dans le regard de l’autre.
Je Te vois dans le cœur de celui qui me ment,
Et ne peux m’empêcher de lui faire confiance,
Sachant que dans le temps, Tu seras le gagnant.

Où que je sois, Tu es : c’est cela l’important,
La seule vérité, l’endroit de notre envers,
La Face de Lumière de cet univers d’ombres.
C’est la grande espérance qui dérange et perturbe,
Notre petite vie se contentant de rien,
Car Tu es dans le rien de notre quotidien,
Et Tu l’emplis de vie et de réalité,
Jusqu’à faire de lui un reflet d’univers.
Où que je sois, Tu es…Où que je sois, Tu es…Où que je sois, Tu es…
(Aimée André)

lundi 29 décembre 2008

Le sortilège

image hébergée par photomaniak.com

Voici un petit conte pour la fin de l'année.

Il était une fois, un beau cygne élancé
Qui glissait doucement sur un lac argenté.
Mais ce cygne portait un secret bien caché
Qu’aux autres cygnes blancs, il ne pouvait confier.

Une méchante sorcière, jalouse d’une fée,
De sa grande beauté, de sa grâce féline,
L’avait un jour, près du lac, entraînée
Et d’un geste magique, transformée en un cygne.

Je te laisse seulement la beauté, lui dit-elle,
Les cygnes te feront une cour pressante.
Mais plus jamais, tu n’auras cette chance
D’entendre un homme te dire que tu es belle.


Peinture réalisée par Anne.

Et le beau cygne traînait son malheureux secret,
Refusant la cour des mâles empressés.
Le cœur brisé, la belle jeune fée,
Attendait tristement qu’on vienne la sauver.

Un soir, elle aperçut, venant des hautes herbes,
Un élégant cygne noir aux ailes argentées.
Il salua la belle et, s’arrêtant près d’elle,
Lui demanda pourquoi elle semblait attristée.

Lui faisant confiance, elle lui conta son malheur,
Lui demanda humblement s’il voulait bien l’aider.
Sans hésiter le cygne aux ailes déployées
La toucha de son bec d’où sortit une lueur.

Tout à coup, jaillit du cygne blanc
Le corps d’une jeune fille aux cheveux bleu argent.
Elle monta vers le ciel, remerciant d’un coup d’aile,
Le beau cygne noir, qui chanta pour la belle.
Anne

..

dimanche 28 décembre 2008

La Sainte Famille



Nous fêtons aussi aujourd'hui la Sainte Famille.

La vie de la Sainte Famille à Nazareth

La réalité dominante de ce que fût la vie de Jésus, Marie et Joseph dans leur petite ville de Nazareth où Joseph exerçait le métier de charpentier, c'est la simplicité
Bien que d'ascendance illustre par ses aïeux - puisqu'elle descendait du roi David - la Sainte Famille (1 ) menait, au milieu d'une nombreuse parenté, la vie d'un foyer modeste, ni pauvre ni riche, gagnant à la sueur de son front le pain quotidien et respectant les lois administratives et sociales de son peuple
Rythmée par la prière commune à la synagogue, les rites et les nombreuses fêtes religieuses du judaïsme (dont entre autres, le rite de la circoncision, la fête des Tentes, le pélerinage au temple de Jérusalem), la vie de prière de la Sainte Famille était extérieurement celle de tout bon Israélite pratiquant de l'époque.
Pourtant, derrière la modestie de ce comportement respectueux des us et coutumes de sa culture, la Sainte Famille vivait une réalité tellement grandiose, que seuls silence et discrétion pouvaient assurer au Foyer de Nazareth la sérénité nécessaire au développement du plan de Dieu : donner naissance au Messie tant attendu depuis des siècles par le peuple hébreu, Jésus, le Christ-Sauveur du monde, et veiller sur son enfance et son adolescence jusqu'à ce qu'Il atteigne sa pleine maturité d'homme et puisse commencer sa vie publique et la prédication de son Evangile.
C'est en effet dans l'humble demeure de Nazareth que commencèrent à se dérouler, entre les membres de la Sainte Famille, les premières pages de ce Nouveau Testament que le Ciel, en son Verbe fait chair, est venu donner aux hommes, par amour et pour le salut de tous.
Le témoignage du Christ et de ses parents montre aussi l'immense rayonnement que peut atteindre une vie familiale commune vécue en Dieu, dans la simplicité et dans un grand amour partagé.

vendredi 26 décembre 2008

Mes Anges Gardiens



Mes anges gardiens sont légion et m’entourent de leurs phalanges,
Ou de leurs groupes dispersés, ou bien un à un, selon les circonstances,
Sur la mer, près de la source, dans le mont, les bois, les rochers,
Partout où il y a un obstacle à redouter, un précipice à craindre, un faux pas à faire,
Partout où se cache un scorpion, une épine ou un fruit vénéneux,
Dans toutes les circonstances périlleuses, dans tous les cas difficiles,
La nuit, le jour, sous toutes les formes et tous les aspects,
Par la pensée, par le geste, par l’intuition et par la voix.
Et tous ces anges ne sont qu’Un, le même Protecteur céleste, multiforme et multilangue,
Universel et individuel, inlassable et indéfinissable,
Mon Père,
Mon Ami.
(G. Barbarin)


Algiz, fée des enfants



L'enfant s'est endormie, épuisée, fatiguée.
Dans un léger bruissement, Algiz est auprès d 'elle.
Elle scrute le visage pâle, et les cernes bleutés
De la fillette souffrante, qui parle dans son sommeil.

Algiz est protection, tendresse pour les petits.
Elle les rassure au mieux dans leurs cauchemars fiévreux,
Et apaise leurs peurs des songes ténébreux.
L 'étoile dorée est là, pour éclairer leurs nuits.

Avec beaucoup d 'amour, elle pose sa belle main
Sur le jeune front humide de fièvre et de sueur.
De son pouvoir magique, elle calme la douleur
Pour que l 'enfant repose, et dorme jusqu 'au matin.

Quand l 'aube pointera, Algiz s 'en ira.
Dans son regard aimant, la tristesse restera.
Elle sait bien que chaque être doit vivre et accepter
Les souffrances, les obstacles qui les font progresser.
Anne